47 ans, divorcée, 1 enfant
Claire menait une vie paisible avec sa famille. Jusqu'à ce que son mari la quitte pour une autre femme et qu'elle se retrouve seule, sa fille unique étant depuis peu partie étudier dans une autre ville. Elle a alors sombré dans la dépression. Elle ne parvenait plus à gérer ses affaires, à ouvrir son courrier pendant de nombreux mois. Les factures impayées se sont accumulées. Elle a pris conscience de la situation lorsque les huissiers sont venus chez elle pour lui signifier qu'elle était en poursuites et pour faire l'inventaire de ses meubles. Claire a réalisé qu'elle ne pouvait plus continuer ainsi. Elle s'est adressé à Caritas pour mettre de l'ordre dans ses factures et éviter la saisie de ses biens.
Claire a toujours travaillé à temps partiel pour s'occuper de sa fille et pour compléter le salaire de son mari. Elle ne s'est jamais réellement investie dans cette vie professionnelle : pour elle, l'essentiel était sa famille. Quand à 19 ans, sa fille est partie étudier dans une autre ville, Claire ne la voyait plus que pendant les vacances universitaires et parfois le week-end. La distance était trop grande entre les deux villes pour permettre des visites plus fréquentes. Sa fille était aussi à un âge où l'on a besoin d'indépendance, de trouver sa propre voie, loin du cocon familial. Claire a compris les besoins de sa fille, bien que pour elle qui avait toujours consacré beaucoup d'énergie à sa vie familiale, cette étape ait été difficile à accepter. Mais lorsque qu'après ce départ naturel son mari l'a quittée, elle l'a vécu comme un véritable abandon, alors qu'elle s'était vue vieillir avec lui.
Elle s'est retrouvée seule et accablée par le chagrin. Et elle ne s'était jamais occupée de l'administration. Son mari s'était toujours chargé de tout - elle n'avait pas pris l'habitude de gérer ses impôts, l'assurance maladie etc. Dans cette situation difficile, elle n'a plus réussi à s'occuper de son courrier, ni à payer ses factures. Son entourage n'a pas réalisé que Claire allait si mal et elle-même a pris du temps avant de s'adresser à son médecin traitant, qui lui a conseillé de consulter pour parler de son mal-être. L'idée que sa fille puisse la voir dans cet état lui était si insupportable qu'elle lui a demandé de ne pas rentrer à Genève pendant ses congés. Mais Claire ne lui a pas parlé de la raison, son mal-être. Sa fille n'a pas compris, elle s'est même sentie rejetée et a coupé les ponts avec sa mère.
Claire avait déjà commencé un traitement pour sa dépression et réussi à accepter que sa vie avait changé lorsqu'elle s'est adressée à Caritas Genève. Mais elle avait besoin de soutien pour trier son courrier, planifier le paiement des factures en retard et apprendre à gérer ses affaires administratives de manière autonome. Après avoir retrouvé un équilibre dans sa vie, elle a eu la force de rappeler sa fille, de tout lui raconter. Elles ont pu retrouver leur complicité.
Elle s'est retrouvée seule et accablée par le chagrin. Et elle ne s'était jamais occupée de l'administration. Son mari s'était toujours chargé de tout - elle n'avait pas pris l'habitude de gérer ses impôts, l'assurance maladie etc. Dans cette situation difficile, elle n'a plus réussi à s'occuper de son courrier, ni à payer ses factures. Son entourage n'a pas réalisé que Claire allait si mal et elle-même a pris du temps avant de s'adresser à son médecin traitant, qui lui a conseillé de consulter pour parler de son mal-être. L'idée que sa fille puisse la voir dans cet état lui était si insupportable qu'elle lui a demandé de ne pas rentrer à Genève pendant ses congés. Mais Claire ne lui a pas parlé de la raison, son mal-être. Sa fille n'a pas compris, elle s'est même sentie rejetée et a coupé les ponts avec sa mère.
Claire avait déjà commencé un traitement pour sa dépression et réussi à accepter que sa vie avait changé lorsqu'elle s'est adressée à Caritas Genève. Mais elle avait besoin de soutien pour trier son courrier, planifier le paiement des factures en retard et apprendre à gérer ses affaires administratives de manière autonome. Après avoir retrouvé un équilibre dans sa vie, elle a eu la force de rappeler sa fille, de tout lui raconter. Elles ont pu retrouver leur complicité.